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13 décembre 2007

40.8

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 40.8

Lélio s'était endormi, un sourire heureux flottant sur ses lèvres. Bella embrassa tendrement son épaule nue, puis, elle se leva avec détermination pendant qu'elle en avait encore le courage. Sans faire de bruit, elle se dirigea vers l'armoire pour en tirer un pantalon et un tee-shirt. Elle s'habilla en vitesse, noua ses cheveux en deux tresses égales et s'assit à la coiffeuse. Elle ouvrit précautionneusement le tiroir, en fit glisser une feuille vierge et un stylo plume, puis s'attela à la tâche la plus difficile qu'elle ait eu à  faire (cela, elle en était intimement persuadée, même amputée de ses souvenirs) :

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 40.8

Elle le contempla une dernière fois longuement, voulant graver à  jamais ses traits dans sa mémoire.

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 40.8


Elle tourna rapidement les talons de peur de se laisser attendrir.



39.8

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 39.8

Ensuite... Lélio ne se souvint pas comment ils rentrèrent à  la villa, ni comment ils se retrouvèrent dans la chambre les mains soudées et leurs yeux se dévorant avec une sorte d'avidité douloureuse... Ils restèrent un long moment ainsi à s'avouer silencieusement le désir qu'ils avaient l'un de l'autre.

Plus rien ne comptait que ce moment hors du temps.

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 39.8

Le lit craqua quand ils se laissèrent lourdement tomber dessus...



38.8

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 38.8

Sans trop savoir comment, ils se retrouvèrent sur la piste de danse. Lélio n'aurait pu désirer meilleure chanson pour accompagner leur premier slow : c'était Stairway to Heaven de Led Zeppelin. Lélio entendait son cœur battre la chamade. Il tentait de rester lucide en maintenant une distance respectable entre leurs deux corps mais ce fut Bella qui abolit toute convenance en se serrant étroitement contre lui.


37.8


Evidemment, la jeune femme n'entendait pas écourter la soirée, et Lélio n'eut pas le cœur de contrarier son envie de s'amuser. Il l'emmena dans un restaurant situ& à la lisière du désert. C'est sous un ciel d'indigo constellé de mille étoiles qu'ils prirent place sur la terrasse du premier étage. La terrasse leur offrait une vue magnifique sur l'immensité figée du désert.
Lélio et la jeune femme goûtaient en silence la douceur de cette nuit.


« Merci», murmura-t-elle finalement d'une voix presque inaudible.

Le jeune homme la regarda d'un air surpris et interrogatif.

« Merci de m'avoir présentée à votre amie Inna sous un prénom d'emprunt... lui expliqua-t-elle. Vous ne pouvez pas savoir ce que cela représente pour moi. Vous m'avez donné, même fugitivement, une identité. Bella... C'est joli... D'où cela vient-il ?

— C'est de l'italien, cela signifie belle... Parce que vous me faites penser à una ragazza bella...

— Bella... répéta-t-elle rêveusement. Cela me plaît beaucoup... Me trouveriez-vous ridicule si j'empruntai ce prénom jusqu'à ce que la mémoire me revienne ?

— Eh bien, Bella, trinquons à votre nouveau prénom.»


Ils se sourirent avec complicité.

Le reste du dîner se déroula avec le même bonheur. Puisque Bella ne pouvait parler d'elle, ce fut Lélio qui lui confia ses souvenirs d'enfance et d'adolescence. Bella se passionnait pour ses paroles et le relançait de mille questions.

Peu à peu, les dernières barrières tombaient. Ils étaient surpris de s'entendre aussi profondément, eux qui ne se connaissaient que depuis 24 heures.


Lélio, le cœur plein d'espérances, osa poser sa main sur la sienne sans croire que Bella la lui abandonnerait. Elle lui rendit la pression de ses doigts, remerciant silencieusement la pénombre de cacher la soudaine rougeur qui envahissait ses joues.


Une heure plus tard...


La jeune femme s'était sagement assise sur un bout de banquette, non loin de la piste de danse où Lélio officiait, indifférente au bruit et à la presse.


Elle ne pouvait s'empêcher de repenser au moment où elle était sortie de la salle de bain, savamment maquillée et coiffée (tiens, encore un talent à son actif !), revêtue d'une robe en lamé d'or qui l'habillait comme une seconde peau et qui dévoilait son dos et son ventre musclés. Lélio était resté comme pétrifié à son apparition. Elle avait juste eu le temps de voir s'allumer fugacement dans ses yeux clairs une lueur de désir.


De son côté, Lélio avait bien du mal à se concentrer sur sa platine et tentait vainement d'oublier la présence de la belle inconnue tout près de lui. « Cette femme est trop belle pour toi, n'y pense même pas, essayait-il de se convaincre ». Il se sentait au supplice de poursuivre après son travail la soirée en sa compagnie. Comment se désister sans la décevoir ?


35 .7



Reprise par ses démons, elle resta prostrée de longues heures, les bras repliés autour de son buste, à se balancer d'avant en arrière, cherchant désespérément la plus petite étincelle de sa vie passée.

Elle repensa soudain au piano droit au fond du salon et c'est tout naturellement qu'elle y descendit pour s'asseoir sur le tabouret et laisser courir ses doigts sur les touches noires et blanches. Son visage transfiguré reflétait le plaisir qu'elle prenait à jouer.


C'est ainsi que la découvrit Lélio, complètement habitée par la musique. Il choisit de taire sa présence pour la contempler à sa guise. La voir si belle, si gracieuse, si racée le comblait de
bonheur...Enfin, il se résigna à rompre le charme en applaudissant à tout rompre la prestation de la jeune femme, qui sursauta.

« Oh ! Je ne vous avais pas entendu arriver, lui murmura-t-elle dans un sourire.

— Je ne voulais pas interrompre ce « Clair de lune » si poignant. Beethoven ne l'aurait pas renié... Je ne savais pas que vous étiez une pianiste si émérite...

— A vrai dire, je ne le savais pas moi-même... et je ne savais pas que j'étais en train de jouer du Beethoven... J'ai juste eu envie de jouer... et c'est venu comme ça, spontanément !

— Comme quoi, vous n'avez pas tout oublié et vous avez préservé la mémoire de vos compétences et talents... Je me demande quel autre don vous allez mettre en pratique ?»

L'inconnue était tellement contente de le revoir qu'elle ne put se retenir de le taquiner :

« Je ne sais pas pourquoi mais je suis persuadée que vous venez de faire allusion à mes prétendus talents de cuisinière... Je vous préviens, ce sera à vos risques et périls !

— J'aurais vraiment aimé vous voir vous affairer aux fourneaux mais malheureusement je dois retourner à la discothèque dans une heure pour prendre mon service.»

La jeune femme ne cacha pas sa déconvenue.


« Vous allez donc me laisser encore toute seule ?

— Je n'ai pas pu me décommander à la dernière minute, cela n'aurait pas été convenable... Par contre j'ai pris mes dispositions pour les jours à venir...»

La jeune femme sentit à nouveau un puissant sentiment d'angoisse l'envahir. Elle se mit à trembler sans pouvoir se maîtriser.

« Je vous en prie, n'est-il pas possible que je vous accompagne ? insista-t-elle au bord du désespoir.»

Lélio sembla hésiter et la jeune femme poussa son avantage :

« Ne pensez-vous pas que cette expérience pourrait m'aider à guérir ? Provoquer un déclic ou du moins raviver quelques souvenirs ?

— Dépêchez-vous alors... Vous avez une heure pour vous préparer...»


33.7


Après le départ d'Inna, Lélio remonta lentement l'allée des palmiers, l'esprit agité de sombres pensées. Comment annoncer le diagnostic de son amie à l'inconnue sans la plonger dans le désespoir ?

Arrivé au salon, le jeune homme plaqua un sourire de façade sur ses lèvres avant d'affronter la jeune femme et ses questions.

Il choisit de se montrer rassurant, persuadé que l'optimisme aiderait davantage Bella. Il serait assez tôt de s'inquiéter si l'amnésie de la jeune femme se prolongeait.

Leur conversation avait pris un tour plus agréable quand ils furent interrompus par la sonnerie de téléphone de Lélio.

« Je suis désolé, mademoiselle, mais je vais devoir vous abandonner quelques heures... La boîte de nuit où je travaille comme disc-jockey vient d'être victime d'un cambriolage et je dois y aller pour vérifier si des vinyles nous ont été volés...

— Mais... protesta faiblement la jeune femme.

— N'ayez aucune crainte : vous êtes en sécurité dans cette villa et je vais tenter de revenir le plus vite possible... Faites-vous livrer une pizza si vous avez faim, il y a de l'argent dans la boîte à bonbons... Et je vous laisse mon numéro de portable en cas d'urgence.»



32.7

Une demi-heure plus tard, Lélio raccompagnait Inna à l'ambulance, inquiet du diagnostic que la jeune interne pourrait établir.


« Alors ? s'enquit-il avec impatience.

— Alors... Tu sais... non bien sûr, tu ne sais pas... eh bien, l'amnésie peut prendre plusieurs formes : elle peut être permanente ou temporaire, globale ou sélective. Elle peut être rétrograde : le souvenir d'événements antérieurs à la cause de l'amnésie est effacé. Ou elle peut être antérogr...

— D'accord, d'accord, d'accord, la coupa Lélio passablement agacé. Je ne doute pas de l'intérêt majeur de ton exposé détaillé, mais là, en l'occurrence, de quoi souffre Bella ?

— Eh bien, continua Inna sans s'émouvoir de l'éclat de son ami, après avoir longuement interrogé Bella, il apparaît clairement qu'elle se souvient parfaitement de tous les événements survenus depuis votre rencontre, mais rien, absolument rien avant... Donc, ce serait une amnésie psychogène généralisée, provoquée par un choc émotionnel. D'ailleurs, bien que n'ayant décelé aucune blessure à la tête, je ne saurais que te conseiller de vous rendre à l'hôpital pour lui faire subir un examen approfondi... et des examens complémentaires !

— Hem... oui, oui, évidemment...mais, dans combien de temps crois-tu qu'elle va recouvrer la mémoire?

— Oh là là ... Sa mémoire peut revenir d'ici quelques minutes... comme dans quelques jours... voire plusieurs mois... ou jamais ! Et à ce moment, la fin de son amnésie risque d'être soudaine et d'entraîner la perte du souvenir des événements survenus pendant son amnésie... Dans tous les cas, Bella est très fragile et aura besoin d'être entourée... Je ne te cache pas que des troubles liés à son amnésie peuvent survenir : agressivité, troubles de l'humeur, troubles de la personnalité, pulsions suicidaires...

— Ah ben, c'est gai... t'es sûre que t'oublies rien là , ironisa Lélio qui ne voulait pas se laisser envahir par le découragement.»


Inna lui déposa un baiser rapide sur la joue...

« N'hésite pas à m'appeler en cas de besoin, Lélé... Allez, courage, preux chevalier des temps modernes... Si Bella tenait un journal ou suivait des séances d'hypnose, peut-être que cela l'aiderait dans sa thérapie !»


31.7

Lélio l'accueillit en bas du perron et la mit rapidement au fait des récents événements. La jeune fille lui pinça tendrement la joue et se moqua gentiment :

« Décidément, tu as le chic pour te mettre dans des situations pas possibles... Et comme par hasard, je suis sûre que la demoiselle en détresse est une jeune beauté émouvante qui t'a ému autant que ses malheurs !»

Lélio ne trouva rien à répondre bien qu'il trouvât ces propos injustes.


Voulant faire diversion, il hâta les présentations :

« Inna, je te présente une amie de passage... Et... Euh... Bella, voici le docteur Moramento...»

Tandis qu'Inna serrait chaleureusement la main de l'inconnue, Lélio haussa les épaules derrière son dos tout en adressant un sourire contrit à «Bella» ! Il avait été pris de cours et avait lancé le premier prénom qui lui était venu à l'esprit.


29.6

A cette remarque pleine de bon sens, Lélio se sentit complètement dépassé par les événements. Il poussa un profond soupir.

« Vous ne voulez vraiment pas qu'on appelle la police ?

— Non... je vous en prie... Evidemment, je ne souhaite pas vous voir mêlé à une vilaine affaire... vous, qui avez déjà tant fait pour moi... aussi, je vais partir dès aujourd'hui... Merci pour tout...»


Lélio la retint par le bras, navré de s'être mal exprimé :

« Ce n'était pas le sens de mes propos, croyez-moi... et vous pouvez rester ici tout le temps nécessaire... C'est juste que cette histoire me semble un tel imbroglio... et que vous êtes tellement désemparée... Je voudrais tant vous aider... Accepteriez-vous au moins que j'appelle une amie étudiante en dernière année de médecine et en qui j'ai une entière confiance ?»


28.6


Instinctivement, Lélio la prit doucement dans ses bras, comme on prendrait un enfant malheureux pour le consoler d'un gros chagrin et la berça un moment.


« Là ... là ... Vous ne devez pas vous inquiéter. Je suis sûr que la mémoire vous reviendra en temps voulu. De toutes façons, on ne disparaît pas ainsi dans la nature sans que les gens qui nous aiment ne s'inquiètent de notre sort... Il y a sûrement quelqu'un, quelque part, qui a entrepris des démarches pour vous retrouver...»

La jeune femme se dégagea brusquement de ses bras, l'air inquiet soudain :

« Oui... mais comment saurais-je si cette personne n'est pas celle qui cherche à me nuire ?»


27.6

Quelques secondes passèrent, durant lesquelles Lélio dévisagea la jeune femme d'un air perplexe. Enfin, il se décida à parler :

« Voyons, mademoiselle, on ne peut pas tout oublier de soi. Votre nom par exemple ?

— Ou...oublié...

— Votre âge alors ?

— Oublié, vous-dis-je ! Tout... Tout...»

Blog de lelio : Lélio et le mystère de la femme brune, 27.6

L'inconnue cacha son visage entre ses mains, désespérée.

« Essayez de garder votre calme, mademoiselle et étudions la situation : de quoi vous souvenez-vous exactement ?»

La jeune femme renifla ses larmes, ferma les yeux et se concentra sur les images qui surnageaient à fleur de mémoire :

« Je me souviens... d'un soleil... aveuglant... le désert... la chaleur presque insoutenable... un rapace dans le ciel... et vous... vous penchant au-dessus de moi et m'emmenant jusqu'ici... Mais auparavant... rien... plus rien...»

Elle se tut, submergée par l'émotion et la peur.


12 octobre 2007

25.5

Sans comprendre pourquoi, elle se sentait gauche et mal à l'aise. Cette sensation désagréable, de ne plus maîtriser son destin et de se sentir vulnérable, perdurait depuis son réveil.

Lélio perçut le malaise de la jeune femme et tenta de l'apaiser.

« Y a-t-il quelqu'un que vous ayez envie de joindre pour le rassurer sur votre état et l'informer du lieu où vous vous trouvez ? »

L'inconnue secoua seulement la tête en signe de dénégation, les sourcils froncés et la mine anxieuse, comme si elle essayait de se remémorer un détail d'une extrême importance.

« Pardonnez-moi, je manque à tous mes devoirs, je ne me suis pas présenté : je m'appelle Lélio Lestoile, et vous ? »

L'expression de panique s'accentua davantage !

24.5

Quand elle sortit de la chambre, elle partit à la recherche de Lélio qu'elle trouva assis sur un canapé du salon de jardin, un livre entre les mains. En l'entendant arriver, il referma le livre d'un geste sec et l'invita à le rejoindre. La jeune femme sentit le long regard appréciateur qu'il posa sur sa silhouette et ce regard la troubla. Cela faisait longtemps qu'un homme ne l'avait détaillée de la sorte. Tiens, oui ? Depuis quand n'avait-elle pas été caressée par un regard masculin aussi flatteur ?

Elle ne se souvenait pas.

21.5

Lélio passa la tête à travers l'arche.

« Bonjour, mademoiselle, êtes-vous visible ?

— NON !!! » cria la jeune femme en essayant de cacher dans un geste dérisoire sa nudité.

Lélio tourna courtoisement le dos pour ménager sa pudeur.

« J'ai pensé que vous aimeriez prendre un bon bain moussant avant de déjeuner. J'ai laissé des serviettes et des sels de bain sur le rebord de la baignoire. Et... euh... vous pourrez farfouiller dans l'armoire de mon amie pour vous choisir une tenue...euh.. un peu plus décente !

— C'est très aimable à vous ! Mais vous êtes sûr que votre amie ne verra aucun inconvénient à ce que je lui emprunte des vêtements ?

— N'ayez aucune crainte à ce sujet : Texas a pour principe inébranlable de ne porter ses habits qu'une seule et unique fois. Ensuite, elle en fait don à des associations caritatives ! Au contraire, vous lui rendrez service en la débarrassant de ses « vieilles » guenilles ! »

17.4

Lélio, de son côté, eut bien du mal à s'endormir ! Tout d'abord, il chercha longtemps une position propice à l'assoupissement dans l'inconfortable fauteuil qu'il avait rapproché du lit. Ensuite, le sommeil agité de l'inconnue le tirait par intermittence de sa torpeur. La jeune femme semblait la proie de violents cauchemars et murmurait des paroles sans suite, mais tellement incompréhensibles qu'ils ne permettaient pas d'appréhender le mystère de cette femme.

Enfin, au chant du coq, Lélio s'endormit profondément !

16.4

« Avant de soigner vos brûlures, je dois nettoyer votre peau, expliqua-t-il.

— Je vais le faire moi-même », s'empressa-t-elle de le couper, gênée de permettre à un inconnu un contact aussi intime.

Mais Lélio passa outre ses protestations et se mit à l'œuvre avec une dextérité et un détachement presque médical.

La peau cloquée buvait l'eau imprégnant l'éponge et revivait sous sa fraîcheur bienfaisante. La jeune femme se détendit davantage quand son sauveur appliqua sur ses brûlures la crème apaisante.

Sans s'en rendre compte, elle s'endormit peu à peu sous l'effet bénéfique de ces soins !

15.3

Une main se glissa sous sa nuque et approcha une coupelle remplie d'eau fraîche de ses lèvres. La jeune femme but avidement et à longs traits, oubliant même de reprendre sa respiration.

« Doucement, doucement ! Vous allez être malade si vous buvez trop ! Votre peau est brûlée et elle doit être soignée », continua-t-il doucement.

Lélio disparut dans la salle de bains et revint presque aussitôt avec une éponge mouillée, une serviette et un tube de biafine.

14.3

L’inconnue sentit le balancement d’un corps contre le sien puis un matelas de lit ploya légèrement sous son poids. Elle n’avait donc pas rêvé le beau jeune homme penché sur elle avec inquiétude, elle était sauvée ! Brisée par l’émotion, elle se mit à trembler incontrôlablement. Les souvenirs refusaient pourtant d’affluer : elle avait fui quelque chose ou quelqu’un mais elle ne savait plus exactement pour quelle raison. De désespoir, un gémissement lui échappa.

«Détendez-vous, mademoiselle, vous êtes en sécurité maintenant», la réconforta l’inconnu de sa voix mélodieuse.

Elle reconnut le visage bienveillant penché au-dessus d’elle. Elle soupira de bien-être et enfonça instinctivement sa tête dans le creux de l’oreiller, les yeux clos.

07 octobre 2007

13.3


Il déposa délicatement la jeune femme à l'arrière de son pick-up, la recouvrit entièrement d'une couverture pour la cacher aux regards et s'assit au volant.

Machinalement, il mit le contact, passa la première vitesse et sortit du parking tandis que mille questions assaillaient son esprit.

Qui était-elle ? Qui fuyait-elle ? Et surtout, quel danger représentait-elle ?

Lélio se prit à espérer n'avoir pas agi inconsidérément en lui portant secours sans rien savoir d'elle mais il était maintenant un peu tard pour s'en inquiéter...

Arrivé à la villa de Texas, il resta un long moment les mains appuyées sur le volant, puis il prit une profonde inspiration et sortit de la voiture.


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